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Le Gaz part des Montagnes d’Auvergne-Rhône-Alpes… et il est vert !

Ce titre hommage à notre écrivain ambertois introduit une étude sur une belle filière régionale : celle du bio-méthane, ou « gaz vert » produit localement dans une trentaine de centres de méthanisation régionaux.

Qu’est-ce que ce biogaz ?

Le biogaz est le gaz produit par la fermentation de matières organiques en l’absence d’oxygène. C’est un gaz combustible composé essentiellement de méthane et de dioxyde de carbone. Il peut être brûlé sur son lieu de production pour obtenir chaleur et électricité ou purifié pour obtenir du bio-méthane utilisable comme gaz naturel pour véhicules ou injectable sur le réseau de distribution de gaz naturel.

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La méthanisation se produit spontanément dans les marais (gaz des marais), les rizières, les grands réservoirs ou barrages hydroélectriques tropicaux, les décharges contenant des déchets ou matières organiques (animales, végétales, fongiques ou bactériennes). On peut la provoquer artificiellement dans des digesteurs (en particulier pour traiter des boues d’épuration et des déchets organiques industriels ou agricoles).

Un bel exemple avec Krautergersheim, la capitale de la choucroute, qui avait un gros problème de traitement des 30 millions de litre, par an, de jus de choucroute très acide et très salé… La bonne idée de les transformer en biogaz produit chaque année plus de 5000 mégawattheures… et permet de couvrir la consommation énergétique de ses 1600 habitants et de la station d’épuration. De plus il évite l’émission de 2200 tonnes de CO2

Une énergie de merde….

Dans certaines zones isolées de la planète qui ne disposent pas de source d’énergie à part le bois, il est possible de produire du biogaz en faisant fermenter dans un réservoir enterré appelé digesteur des déchets humains et animaux, excréments et lisiers de porc ou de bovins par exemple. Il a le triple avantage de procurer gratuitement du combustible, de permettre l’utilisation des résidus comme engrais naturels et enfin d’améliorer l’hygiène.

Et pour votre véhicule…

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Les raisons de l’étude

Connaître la perception qu’en ont les habitants de la région, et de voir quels sont les leviers d’accompagnement à mettre en place. Le gaz vert est un élément incontournable du mix de la transition énergétique de notre territoire.

Pour Guilhem Armanet, Directeur Clients Territoires – GRDF Sud-Est « Devant les enjeux immenses de la transition énergétique, il n’existe pas de solution unique : nous avons des convictions fortes chez GRDF . Le gisement de gaz vert est là, nous voulons faire partie de la solution et nous voulons être à l’écoute pour savoir quels leviers seront les plus efficaces. Une étude comme celle-ci nous permet de poser un état des lieux, de connaître finement sur le territoire les attentes, pour adapter au mieux nos actions futures, notamment en termes d’information, d’accompagnement des politiques publiques et de pédagogie sur le terrain.

Ce baromètre est une première dans notre région, il sera sans doute intéressant de le renouveler pour évaluer l’évolution de cette perception, de cette envie de faire le choix du gaz vert et contribuer ainsi à une région décarbonée à l’horizon 2050 ».

Qu’en pensent les Auralpins ?

1/3 utilise le gaz pour se chauffer, les 2/3 ont une image positive du gaz naturel, ont déjà entendu parler du bio-méthane… mais…

52% seulement pensent qu’il est possible de produire du gaz renouvelable ! Et la même proportion, la moitié des Auralpins, ignore que certains véhicules circulent déjà au gaz vert !!

51% ignorent qu’il est produit localement !

Il était temps d’en parler non ?

Heureusement 68% des habitants de la région AuRA pensent que le gaz vert est une énergie d’avenir

Témoignage d’un maire : « En transformant en gaz les biodéchets issus des entreprises agroalimentaires, grandes surfaces, cantines, exploitations agricoles…, le méthaniseur produira une quantité de bio-méthane équivalente à environ 10 % de la consommation de la communauté de communes ou de 75 % de celle de la ville »

Y’a plus qu’à…

En savoir plus

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Pierre-Edouard Laigo

pierre-edouard.laigo@lecourrierdesentreprises.fr
port. 06 59 056 026

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