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Talent d’Auvergne : VIDAL-DEFOUR Premier fabricant d’écharpe de football

Quand on se retrouve, dans le même élan, installés dans les tribunes du stade pour soutenir notre équipe préférée, c’est en arborant les couleurs du club : t-shirt, sweat-shirt ou bonnet, mais surtout l’écharpe qui se transforme en oriflamme pour galvaniser les joueurs. C’est en Haute-Loire dans la ville de Saint Didier en Velay que cette marque de reconnaissance a connu, dans les années 70, son essor, grâce à l’entreprise familiale Vidal-Defour.

L’écharpe de football personnalisée est née en Haute-Loire

Jacques Vidal est la quatrième génération de cette entreprise rubanière altiligérienne quand il a l’idée de diversifier son activité dans les années 70 : Les métiers Jacquard produiront des écharpes pour les plus grandes marques de la mode. Lors d’un déplacement en Angleterre pendant lequel il assiste à un match de football, il a l’idée de créer des écharpes pour les supporteurs de l’équipe de football voisine habillée de vert : l’Association Sportive de Saint-Étienne du coach Robert Herbin, alors en plein essor.

D’abord des petites quantités

Les associations de supporteurs sont au départ un peu précautionneuses et les quantités sont faibles, mais une photo a fait décoller les ventes : les verts prenant l’avion pour Kiev en octobre 74 et arborant autour du coup l’écharpe de l’équipe. Les ventes sont niveau de l’engouement pour « les verts »

Chaque équipe veut son écharpe personnalisée

Jacques Vidal est ensuite sollicité non seulement par les équipes, comme l’Olympique de Marseille mais aussi par chaque club de supporteurs qui souhaite se différencier avec cette marque d’appartenance au groupe. Ensuite ce sont les grands évènements internationaux qui s’intéressent à cette nouvelle tendance : les écharpes brandies au-dessus de la tête délivrent un message

Malheureusement la concurrence asiatique inonde le marché

La mondialisation qui touche l’ensemble de la filière textile n’épargne pas la société Vidal-Defour, qui progressivement se trouve dans l’impossibilité de trouver un repreneur et décide de clore son activité en 2002, après 120 années d’innovation. Elle nous laisse le souvenir de grandes épopées de football.

Sauvons les fleurons de nos industries régionales en réduisant les charges des entreprises et en favorisant les circuits courts locaphiles…

On s’offre une petite émotion « revival »

 

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Pierre-Edouard Laigo

pierre-edouard.laigo@lecourrierdesentreprises.fr
port. 06 59 056 026

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