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La Communauté de la Boucle : Les Deux Tours

Vous n’avez certainement pas manqué cette information cruciale pour notre Auvergne : Le Tour de France, ou plutôt Les Tours de France reviennent : Le Tour de France masculin, mais aussi sa version mettant à l’honneur les femmes, dans sa deuxième édition. L’ascension du Puy-de-Dôme, Vulcania comme site de départ, Clermont-Ferrand, Issoire, Moulins et Mauriac en villes étape, au-delà de l’aspect sportif, voyons ensemble l’impact médiatique et socio-économique de l’évènement.

Christian Prudhomme, son directeur, construit chaque année le parcours du Tour de France cycliste organisé par ASO. A l’instar du CIO avec les villes olympiques, il choisit, désigne les villes étapes de la grande boucle, événement sportif de portée mondiale. Pour le Tour de France Femmes, c’est Marion Rousse, ancienne championne de France, qui est aux commandes.

Présentation du « Tour »

Le Tour de France Masculin a 119 ans, il est actuellement organisé par ASO (Groupe Amaury). Diffusé à la télévision dans 190 pays, le Tour de France est le 3e événement sportif le plus regardé, derrière les Jeux olympiques d’été et la Coupe du monde de football. Il est considéré comme la plus grande course cycliste du monde.

Le Tour de France Femmes débutera à Clermont-Ferrand !

Ce sera sa deuxième édition sous cette appellation, mais l’épreuve a été crée en 1955, puis reprise dans les années 1980 sous le nom de Tour de France féminin, puis un temps « Tour de la CEE féminin ». Une autre épreuve est créée en 1992, le Tour cycliste féminin, rebaptisée Grande Boucle féminine internationale, mais qui connaît des difficultés d’organisation avant de disparaître en 2009.

Après quelques années en lever de rideau du Tour de France, l’épreuve féminine connaît un certain succès qui décidera ASO, en 2021, de relancer l’épreuve. Le parcours, uniquement dans le quart sud-ouest de l’hexagone, sera de 956 km (contre 3404 km pour les hommes)

« En juillet 2023, il faudra prendre ses vacances à Clermont-Ferrand »

C’est le conseil des journalistes sportifs de nombreux pays aux aficionados de la petite reine, tant notre territoire vibrera, du 9 au 13 juillet pour le Tour masculin, et 10 jours plus tard en tant que ville de départ du Tour féminin.

Pour quels investissements ?

Christian Prudhomme est transparent : « Le coût minimal d’une candidature de ville départ est de 80.000 euros Hors Taxes et de 120.000 euros HT pour une ville d’arrivée. Nous n’exigeons jamais de travaux. Sauf pour une ville candidate en plaine avec forte probabilité d’arrivée au sprint à qui nous allons demander des modifications sur les ronds-points, ralentisseurs et autres séparateurs. En fait nous profitons le plus souvent de travaux et d’aménagement de la collectivité décidés pour d’autres raisons. Nous n’imposons rien, cela n’aurait pas de sens. Souvent, des élus vont eux-mêmes nous communiquer un plan à trois ans et s’enquérir d’un passage éventuel pour gérer l’ordonnancement des travaux. »

Quel impact socio-économique est prévisible ?

Christian Prudhomme se réjouit : « Depuis plusieurs années, on constate une vraie fierté des gens à accueillir le Tour. Par les prises de vue dominantes en hélicoptère nous montrons 95 % du territoire rural. Parfois il n’y a plus d’école, de maternité, de distributeur de billets ni de station-service, mais le Tour vient quand même. Les retombées économiques sont immédiates avec la consommation dans les restaurants et les hôtels qui est proportionnelle à la capacité d’accueil de la ville ou de la collectivité. Dans toutes les études faites par les villes, il ressort un rapport de 3 à 8 entre le montant investi et le retour sur investissement. Ainsi la ville d’Albi a publié une étude à la suite du passage du Tour en 2019 estimant les retombées à 1,5 million avec un rapport de 9 euros pour 1 euro investi. Parfois inattendues avec une ruée sur les pressings et les coiffeurs. Le site Internet de l’Office de Tourisme de la ville avait enregistré une augmentation de 200% de sa fréquentation. »

176 coureurs et 2.000 journalistes accrédités

« Sur le plan international, les villes sont visibles par 190 pays dont 100 qui reprennent le Tour en direct, les prises de vue aérienne offrent une formidable promotion et les retombées touristiques peuvent survenir encore plusieurs années après. Ce phénomène est d’autant plus fort s’il y a récurrence. La fréquentation du site de la Planche des Belles Filles a explosé après le troisième passage par exemple. Il peut également exister un tour local et le développement d’une économie parallèle locale liée au vélo qui nous échappe complètement. »

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Pierre-Edouard Laigo

pierre-edouard.laigo@lecourrierdesentreprises.fr
port. 06 59 056 026

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