L'économie positive
de nos territoires
et de vos entreprises

Le courrier des entreprises

Brexit : Quelles incidences pour 15 000 britanniques résidant en Auvergne-Rhone-Alpes et pour le secteur du tourisme ?

20 000 salariés sous contrôle de groupes britanniques, 15 000 ressortissants résidant en auvergne Rhône Alpes… L’Insee Auvergne-Rhône-Alpes publie une excellente enquête sur les effets du Brexit dans notre région.

Auvergne-Rhône-Alpes entretient avec le Royaume-Uni des liens socio-économiques étroits.
À l’approche de l’échéance de la date effective du Brexit, le nouveau cadre des relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne reste encore très incertain. À l’échelle régionale, cette sortie de l’Union européenne pourrait d’abord avoir des conséquences pour les 15 000 Britanniques qui résident en Auvergne-Rhône-Alpes.

Les touristes, les entreprises et l’administration pourraient également être affectés, même si la région est sans doute moins concernée que celles de la façade atlantique.

La Région se classe 4e pour le nombre de résidents britanniques.
Ces derniers seraient concernés par un alourdissement des formalités administratives pour s’établir ou travailler en France en cas de restriction des accords sur la libre circulation des personnes.

Cela pourrait inciter les Britanniques à demander un titre de séjour ou l’acquisition de la nationalité française.

Seulement, le Brexit pourrait entrainer une dépréciation de la livre par rapport à l’euro, qui se traduirait par une perte de pouvoir d’achat. Cela renchérirait le coût de la vie pour les retraités vivant en France et qui perçoivent leur retraites en livre.

Se pose également une question à propos des droits sociaux et en particulier l’accès au système de santé et de protection sociale.

Pour les étudiants et la recherche ?

500 étudiants britanniques sont inscrits dans une université en Auvergne-Rhône-Alpes et les conséquences du Brexit sont encore non évalués sur la mobilité des étudiants.
Ce qui est certain, ce sont les difficultés de financement qui ne manqueraient pas d’apparaître pour certains projets de recherche avec des partenaires britanniques ‘non européens’.

Les effets sur le tourisme ?

Le secteur du tourisme pourrait aussi subir les effets du Brexit.
Pour les hôtels de la région, la Royaume-Uni est la première origine de clientèle internationale avec 1,2 millions de nuitées, et presque autant dans les autres dispositifs d’hébergement collectifs de tourisme.

Les Britanniques représentent 384 000 nuitées dans les activités de camping.

L’affaiblissement potentiel de la livre pourrait, à terme, contraindre les Britanniques à limiter leurs dépenses sur notre territoire.

Et sur l’économie en général ?

Les entreprises de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont exporté pour 4 milliards d’euros de marchandises en 2018 vers le territoire britannique qui constitue l’un des principaux clients de la région après l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

La fluidité de ces échanges pourrait ne plus être garantie en cas de sortie non négociées et le Royaume Uni redevenant un pays tiers, les droits de douanes et les barrières tarifaires supplémentaires seraient susceptibles de s’appliquer.
Les enjeux seraient particulièrement importants dans les secteurs comme l’Industrie agroalimentaire, la chimie ou encore l’automobile.

Le Conseil européen du 21 mars 2019 a modifié la date de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, initialement prévue au 29 mars 2019, avec deux scénarios possibles : si le Parlement britannique vote en faveur de l’accord de retrait, cet accord pourra être ratifié jusqu’au 22 mai 2019, avant le début des élections européennes.

Si ce vote est défavorable, le Royaume-Uni sortira de l’Union européenne le 12 avril 2019, et le scénario du « no deal » s’appliquera en l’absence d’un plan alternatif crédible présenté par le gouvernement britannique d’ici cette date. Chacun doit donc se préparer à tous les scénarios, celui d’un accord de retrait ratifié par les deux parties, comme celui du « no deal ».

La douane Française se prépare notamment à tous les scénarios, celui d’un accord de retrait ratifié par les deux parties, comme celui d’un « no deal » en procédant à des recrutements supplémentaires de 700 agents.

 

 

 

 

 

 

 

mm

La Rédaction du Courrier des Entreprises

Advertisement

Archives

S’abonner à la lettre d’information quotidienne

Archives