Le courrier des entreprises

Le vélo debout électrique est altiligérien !

Direction Queyrières en Haute-Loire pour rencontrer Olivier Joux, l’inventeur du Mobivolt : le tricycle articulé électrique, une nouvelle façon de se déplacer, médaille d’or au Concours Lépine de 2018.

Les Australiens en sont dingues et les Qatariens veulent l’adopter. Avec Mobivolt, son tricycle articulé électrique, Olivier Joux, un inventeur originaire de Queyrières, en Haute-Loire, fait un carton. « Les Qatariens viennent de m’en commander mille. Et j’en ai déjà vendu une centaine en Australie dans les principales grandes villes du pays. »

Ce qui plaît chez ce nouvel engin, un cyclodebout qui vient agrandir la famille des modes de déplacement doux ? Sa facilité d’utilisation quel que soit l’âge, et le côté fun du pilotage, explique Olivier Joux. « C’est très ludique à conduire. Vous avez la sensation d’être sur des skis. Les Australiens adorent. » Heureusement, l’apprentissage est bien plus aisé que les disciplines de sport d’hiver. « La prise en main ne dure pas plus de deux minutes. Je souhaitais créer un véhicule qui soit accessible à tous. Car je me suis rendu compte qu’il y a beaucoup de gens qui ne savent pas faire du vélo. »

 Campings et policiers sont très intéressés

Taillé pour les balades urbaines, le cyclodebout d’Olivier Joux offre surtout une grande stabilité à 1 km/h comme à 25. « En ville, vous pouvez tout faire avec : se déplacer pour aller travailler ou flâner devant les boutiques. » Les roues arrière articulées permettent de franchir tous les obstacles. C’est surtout la version électrique du tricycle Mobivolt, sortie il y a un an, qui plaît. « Le tout-électrique offre une belle autonomie de 35-40 km et rencontre un réel succès car il n’y a pas besoin de pédaler », confie l’inventeur, médaillé d’or au concours Lépine en 2018. « J’ai des campings, des parcs de loisirs qui m’appellent pour m’en commander. »

Olivier Joux fait fabriquer l’ensemble des pièces de son engin, sauf l’électronique, dans la région.

Prochainement, Olivier Joux doit aller présenter son cyclodebout à la police municipale de Marseille (Bouches-du-Rhône). « Des communautés de communes nous ont aussi passé commande. » A Thionville, en Moselle, par exemple, une quinzaine de tricycles électriques sont proposés à la location libre-service.

« C’est un engin dans l’air du temps. En Australie, on s’attend à une explosion des commandes », prédit Olivier Joux qui met un point d’honneur à faire fabriquer presque 100 % des composants de son véhicule en France. « Tout hormis l’électronique est fait en local par des entreprises de la Loire, le département voisin : tubes, roues, fourche, câblerie, freins à disques, visseries… » Et les prix affichés ne sont pas moins compétitifs puisque la version route de Mobivolt est vendue 1900 euros et la version cross un peu plus de 2300 euros.

A la frontière entre le vélo, la trottinette et le Segway,  le Cyclodebout est un moyen de locomotion pour tous, utilisable par tous, quelle que soit la tenue vestimentaire.

Bien qu’entièrement articulé, il est étonnamment stable et d’une maniabilité exceptionnelle. Son rayon de braquage très court permet de se faufiler partout aisément et de s’arrêter sans mettre pied à terre.

L’utilisateur reste debout sur l’engin. Les trois roues inclinables peuvent monter de façon indépendante sur les trottoirs. Existe soit en version 100% Electrique, soit en version à pédales

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Pierre-Edouard Laigo

pierre-edouard.laigo@lecourrierdesentreprises.fr
port. 06 59 056 026

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