Fidèles à leur région, 6 candidats sur 10 cherchent un emploi… en Auvergne-Rhône-Alpes

Quelles sont les régions où les Français veulent vraiment travailler ? Quels territoires ont les faveurs des Parisiens en quête d’évasion ? Quels bassins d’emploi ont des difficultés à retenir leurs talents ? Pour répondre à ces questions, Hellowork s’est appuyé sur l’analyse des recherches réalisées par près de 31 millions de candidats.

Auvergne-Rhône-Alpes, deuxième région la plus attractive

Sans surprise, l’Île-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes continuent d’attirer le plus de candidats, portées par la densité de leur tissu économique et la diversité des opportunités professionnelles qu’elles offrent. A elles seules, ces deux régions ont concentré 44% des candidats ayant consulté une offre en 2025. Mais derrière ces deux poids lourds, d’autres régions confirment leur capacité à séduire. La Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie et la Provence-Alpes-Côte d’Azur figurent ainsi parmi les territoires les plus convoités. Leur attractivité repose souvent sur un équilibre recherché par les actifs : un marché de l’emploi dynamique combiné à un cadre de vie perçu comme plus favorable, notamment en matière de logement, d’environnement ou de temps de transport.

Si l’on se penche cette fois sur les régions attirant le plus de candidats extérieurs, l’Île-de-France confirme très largement sa position en tête, avec 5,9 millions de candidats issus d’autres régions. Elle est suivie par l’Auvergne-Rhône-Alpes (4,8 millions), puis par la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie (4 millions chacune). Les Pays de la Loire complètent ce top 5 (3,9 millions).

 

Ces résultats confirment le poids des grands bassins d’emploi, mais aussi l’attractivité croissante de régions offrant un bon compromis entre opportunités professionnelles et qualité de vie.

Les grands flux de mobilité en France

La carte des mobilités révèle une réalité structurante : l’Île-de-France joue un rôle central dans les dynamiques de déplacement des candidats. Sans surprise, les cinq flux les plus importants observés en 2025 partent tous de cette région, qui concentre à elle seule le plus grand volume de candidats en recherche.

 

Dans le détail, les Franciliens se projettent en priorité vers l’Auvergne-Rhône-Alpes (1,55 million de visiteurs), mais aussi vers des régions attractives de l’Ouest et du Sud comme la Nouvelle-Aquitaine (1,16 million), les Pays de la Loire (1,14 million) et l’Occitanie (1,13 million), ainsi que vers les Hauts-de-France (1,20 million).

La Bretagne, championne de la fidélité régionale

Si certaines régions attirent des talents venus d’ailleurs, d’autres se distinguent par leur capacité à retenir leurs propres actifs. C’est particulièrement le cas de la Bretagne, qui arrive en tête du classement de la fidélité régionale : 58,3 % des candidats bretons consultent des offres situées dans leur région.

 

Derrière elle, l’Auvergne-Rhône-Alpes (58,1 %) et la Nouvelle-Aquitaine (53,4 %) complètent le podium, avec une majorité de candidats qui privilégient également les opportunités locales.

 

Cette forte rétention peut s’expliquer par plusieurs facteurs : un tissu économique dynamique, un attachement territorial marqué et une qualité de vie souvent citée parmi les motivations principales pour rester sur place. Dans ces régions, la mobilité professionnelle ne signifie pas nécessairement déménagement ou un déménagement intra-régional.

 

A l’inverse, les candidats issus de certaines régions ont plutôt tendance à aller chercher un emploi ailleurs. C’est particulièrement le cas du Centre-Val de Loire, où 76,3 % des candidats consultent des offres situées en dehors de la région. La Bourgogne-Franche-Comté (71,9 %) et la Normandie (67,4 %) affichent également des niveaux élevés de mobilité sortante.

 

Ces territoires, plus résidentiels ou offrant un tissu économique moins dense, voient ainsi une part importante de leurs actifs se tourner vers d’autres régions, souvent limitrophes, pour élargir leurs opportunités professionnelles.

 

« Cette étude montre que la mobilité professionnelle des Français ne répond plus uniquement à une logique d’emploi. Les candidats arbitrent désormais entre opportunités de carrière, qualité de vie, coût du logement ou encore équilibre personnel. Si les grandes régions économiques restent très attractives, on observe aussi une montée en puissance des territoires capables d’offrir ce compromis. À l’inverse, certaines régions peinent davantage à retenir leurs talents, ce qui pose des enjeux croissants d’attractivité et de fidélisation pour les employeurs locaux » explique David Beaurepaire, Directeur Délégué de Hellowork.

 


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