Future résidence Arobase : du social au social

Depuis 2022, l’Ophis s‘est lancé dans un très gros chantier : transformer l’ancienne CPAM de la cité administrative de Pélissier en une résidence de 105 logements sociaux. Cette réhabilitation d’envergure, la transformation d’un bâtiment de bureaux de 14 000 m² en une résidence multi usages, mixant logements et local tertiaire, est un projet ambitieux avec de nombreux défis techniques.

Renouvellement urbain et sobriété foncière

Selon le communiqué d’Ophis : « La transformation d’anciens bureaux en logements illustre la volonté de conjuguer sobriété foncière, renouvellement urbain et réduction de l’empreinte carbone. Dans un contexte de mutation du marché immobilier tertiaire (bureaux vacants), cette reconversion constitue une opportunité majeure pour enrichir l’offre en cœur de ville tout en limitant l’artificialisation des sols. La transformation de bureaux en logements vise à revitaliser les quartiers délaissés, optimiser l’usage du bâti existant et répondre à la forte demande en logements. »

De gros défis techniques

Datant des années 1960 et ne répondant plus aux usages actuels, le bâtiment a nécessité une importante restructuration. Sa hauteur de 42m de haut (R+10) et la parcelle enclavée entre le quartier militaire Niel, la résidence seniors Ovelia et deux longs bâtiments administratifs, ont nécessité des adaptations spécifiques (accès approvisionnement, installation d’un ascenseur de chantier…).

De plus, son emplacement dans un secteur classé a contraint l’architecte Le Compas dans l’œil à respecter « l’équilibre architectural et l’environnement du site ».

Enfin, l’adaptation aux nouvelles normes sismiques, acoustiques, énergétiques, de sécurité incendie et de mobilité s’est ajoutée au chantier mené par Bouygues bâtiment Sud-est. Outre le désamiantage, l’entreprise a dû reprendre la conception structurelle du bâtiment pour le renforcer, reconstruire des planchers intermédiaires, et même créer des loggias et des terrasses. Pour parler volumétrie, cela correspond à un hectare de plancher et 6 400 m2 de façades.

La hauteur du bâtiment, 42 mètres, ne permettant pas d’assurer une intervention incendie avec une grande échelle, la cage centrale d’escalier a été conçue pour protéger contre les incendies, avec désenfumage automatique.

Un chantier RSE

Le chantier se doit de respecter l’engagement de l’Ophis à « la préservation de l’environnement et l’équité sociale ».

Par exemple, lors de la démolition d’une partie de l’ancienne CPAM, les matériaux, anciennes huisseries, etc. ont été confiés à l’association Metabatik, qui assure le réemploi des matériaux de construction (lire l’article)

De plus, la biodiversité est respectée avec la mise en place de nids pour les oiseaux présents.

Le chantier prévoit 8000 heures d’insertion sociale. Pour favoriser l’emploi, l’OPHIS inclut dans ses marchés publics une clause stipulant qu’une partie des travaux doit être destinée aux personnes en difficulté d’insertion professionnelle.

Enfin, comme une particularité artistique marque le site : un auvent signé de l’artiste Louis DUSSOUR il sera conservé, rénové et revalorisé. L’auvent abritera l’entrée principale de la résidence Arobase.

 

(Photos d’Enzo – Clfd Capture)

 


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Pierre-Edouard Laigo

Directeur et Rédacteur en Chef

Communicant qui aime marier des entreprises de la région


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