La CPME devient « Les Entrepreneurs »
29/06/2026L’histoire de la confédération patronale que l’on a longtemps appelée la CGPME puis CPME est celle d’une affirmation progressive. Elle est passée de la défense d’un statut d’entreprise à la mise en valeur des femmes et des hommes qui les dirigent. Ce parcours est marqué par une évolution sémantique majeure, dont le point d’orgue est le basculement officiel, le 24 juin 2026, vers un nouveau nom : « Les Entrepreneurs ».
La fondation : Le "Patronat réel" de Léon Gingembre (1944)
L’organisation naît en octobre 1944 sous l’impulsion de Léon Gingembre, un industriel fabricant d’articles métalliques. Elle s’appelle alors la CGPME (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises).
Dès l’origine, l’objectif est de se distinguer du grand patronat (représenté à l’époque par le CNPF, devenu plus tard le Medef). Léon Gingembre théorise la notion de « patronat réel » : le dirigeant de PME n’est pas un gestionnaire salarié, c’est quelqu’un qui engage son propre patrimoine, ses responsabilités et son honneur dans son entreprise.
Pendant des décennies, la CGPME s’impose comme un partenaire social incontournable, fer de lance de combats historiques comme la fronde contre les 35 heures en 1999 ou la défense de l’ancrage territorial des entreprises face à la centralisation parisienne.
Le premier virage : De la CGPME à la CPME (2017)
En janvier 2017, sous la présidence de François Asselin, l’organisation simplifie son identité : la CGPME devient la CPME (Confédération des Petites et Moyennes Entreprises).
L’adjectif « Générale » disparaît pour moderniser l’image, mais la structure reste définie par l’acronyme institutionnel. La confédération regroupe alors un tissu immense de TPE, PME, artisans, commerçants et professions libérales (représentant alors environ 320 000 entreprises et 6 millions de salariés).
François Asselin lors de l'AG CPME 63 en 2024
Le grand saut de 2026 : Pourquoi devenir "Les Entrepreneurs" ?
Le 24 juin 2026, lors d’un rassemblement symbolique notamment marqué par une assemblée générale réunie au Parc des Princes, l’organisation (désormais présidée au niveau national par Amir Reza-Tofighi) annonce sa transformation radicale : la CPME abandonne son acronyme historique pour s’appeler simplement « Les Entrepreneurs ».
Ce changement de marque répond à trois objectifs stratégiques majeurs. D’abord l’humain plutôt que la structure : L’organisation ne souhaite plus définir ses adhérents par la taille de leur grille de bilan (TPE, PME, ETI) mais par leur fonction et leur engagement. Le nom met en avant l’humain — celui qui prend le risque, investit et crée de l’emploi.
Ensuite la clarté et l’impact public : Dans un paysage médiatique et politique saturé de sigles (MEDEF, U2P, CPME), « Les Entrepreneurs » offre une lisibilité immédiate et universelle auprès du grand public et des décideurs.
Enfin incarner l’économie réelle : Face aux transitions économiques, environnementales et technologiques de 2026, l’organisation se positionne non plus seulement comme un corps de défense, mais comme une force de proposition (marquée notamment par le lancement de la « Fabrique des entrepreneurs », un laboratoire d’idées concrètes issues du terrain).
Ce changement d’identité réaffirme la place de l’organisation : elle conserve son rôle officiel de partenaire social et sa complémentarité avec le Medef, tout en revendiquant haut et fort la voix de « ceux qui font » l’économie de proximité.
Aujourd’hui, selon les derniers chiffres officiels de la représentativité patronale la CPME, ou plutôt « Les Entrepreneurs », compte 243 709 entreprises adhérentes, dont 155 175 entreprises employeuses et 5 488 115 salariés, ce qui représente un taux de représentativité de 32,05%.
Au-delà des adhésions directes d’entreprises, la CPME intègre également près de 250 fédérations et branches professionnelles, ce qui lui permet de revendiquer la défense et la représentation indirecte d’environ 4,5 millions de TPE et PME sur tout le territoire.
Le nouveau visuel de 2026
Pour accompagner ce nom, un nouveau logo texturé en forme d’hexagone incliné a été adopté. Il utilise un dégradé allant du bleu foncé (pour la légitimité institutionnelle) au cyan (pour le dynamisme et l’avenir), symbolisant la diversité et le mouvement collectif des territoires français.
Breaking news :
La CPME Puy-de-Dôme appelle les élus à « Adopter le REFLEXE PME », pour renforcer l’attractivité territoriale et garantir une prospérité durable, faire grandir les PME et encourager l’entrepreneuriat dans les territoires, et accompagner les transitions écologique et numérique et les mettre au service des PME.
Les Entrepreneurs Puy-de-Dôme signeront les premières chartes en ce sens avec Julien BONY pour la mairie de Clermont-Ferrand aujourd’hui, avec Sylvain CASILDAS pour la mairie d’Aubière demain, avec Serge PICHOT pour la mairie de Gerzat vendredi 03 juillet et avec Pierre CHASSAING pour la mairie de RIOM et la Communauté d’Agglomération RLV le vendredi 17 juillet.

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