Kalhyge renforce sa flotte et rejoint le groupe Anett

Acteur de référence dans les services textiles dédiés aux établissements de santé, Kalhyge poursuit sa dynamique de développement avec la mise en service de trois nouveaux camions poids lourd, et l’intégration du groupe Anett.

Cet investissement opérationnel vise à améliorer les conditions d’exploitation, à renforcer la qualité de service et à accompagner le travail quotidien des équipes sur le terrain.

Ces nouveaux véhicules arborent la nouvelle identité visuelle de l’entreprise, symbole de son évolution récente et de son intégration au sein du groupe Anett. Cette image renouvelée traduit la continuité du savoir-faire de Kalhyge tout en affirmant son inscription dans une stratégie de croissance partagée.

Une nouvelle étape structurante

Kalhyge a en effet dernièrement rejoint le groupe Anett, donnant naissance au numéro 2 du marché français de la location-entretien de linge et de vêtements professionnels. Ce rapprochement repose sur la complémentarité des expertises et une ambition commune : proposer un service client d’excellence et accélérer l’innovation dans le secteur.

Fort de 180 collaborateurs désormais sur l’agglomération de Vichy avec 90 employés à Abrest pour Kalhyge et 90 à Saint-Germain-des-Fossés pour Anett Auvergne, le groupe entend répondre encore plus efficacement aux besoins des établissements de santé et des professionnels, même si les 2 entités conservent leur fonctionnement et leur direction en place.

Le marché de la « fonction linge »

Le marché de la « fonction linge » et des services textiles à destination des établissements de santé en France (hôpitaux, cliniques, EHPAD) traverse une phase de profonde mutation. Porté par des impératifs sanitaires, ce secteur fait désormais face à des défis économiques majeurs et à un durcissement des réglementations environnementales.

Le traitement du linge de santé (draps, blouses, vêtements professionnels, linge de bloc) se partage entre deux grands modèles : La gestion internalisée (ou mutualisée) où de nombreux hôpitaux publics gèrent encore leur linge via des Blanchisseries Interhospitalières (BIH) ou des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT). Ces structures publiques permettent de mutualiser les coûts à l’échelle d’un territoire tout en gardant la maîtrise de l’outil de production.

Le second modèle est celui qui nous intéresse, c’est l’externalisation (Location-Entretien). Les établissements privés (cliniques) et une part croissante du secteur médico-social (EHPAD) s’orientent massivement vers la location-entretien. Ce modèle permet de transformer des coûts fixes (investissements en machines, stocks de linge) en charges opérationnelles variables. Des groupes comme Elis, Anett, ou Initial dominent ce segment de l’externalisation.

Les évolutions et changements

L’impact de la réglementation environnementale (RSE et Loi AGEC) est le principal accélérateur de changement. Depuis l’application stricte du décret « 8 flux » issu de la loi AGEC, tous les producteurs de déchets — y compris les établissements de santé — ont l’obligation de trier séparément leurs textiles professionnels usagés (blouses, draps réformés). Historiquement, une grande partie du linge hospitalier souillé ou usé finissait en incinération pour des raisons d’hygiène. Aujourd’hui, des centrales d’achat publiques comme le RESAH (Réseau des Acheteurs Hospitaliers) intègrent des critères écoresponsables stricts et référencent des solutions de collecte et de recyclage industriel (comme le partenariat avec Recygo, La Poste et Nouvelles Fibres Textiles) pour valoriser ces gisements en fin de vie.

La gestion des stocks et la lutte contre la « perte » de linge (notamment le linge des résidents en EHPAD ou les tenues des soignants) poussent à la généralisation des puces RFID (identification par radiofréquence) cousues directement dans les textiles. Cela permet aux prestataires et aux blanchisseries de suivre précisément le nombre de cycles de lavage, l’usure, et d’optimiser les flux logistiques pour éviter les ruptures de stock dans les services.

Si la crise du COVID-19 avait provoqué un retour massif vers le plastique jetable (surblouses, draps d’examen à usage unique) pour des raisons de barrière sanitaire absolue, la tendance s’est inversée. Le coût environnemental et financier du traitement des déchets (filière DASRI – Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux) pousse les établissements à revenir vers des textiles réutilisables à haute performance, capables de subir des centaines de lavages à haute température sans perdre leurs propriétés barrières.

L’inflation énergétique pour le lavage, l’essorage et le séchage du linge crée une forte pression sur les marges des prestataires et entraîne la répercussion des coûts sur les tarifs des contrats. De la même façon, les blanchisseries industrielles consomment d’importants volumes d’eau et les oblige à investir dans des tunnels de lavage de nouvelle génération et des systèmes de recyclage de l’eau en circuit fermé. Un autre défi du secteur est le recrutement car les métiers de la blanchisserie hospitalière souffrent d’un déficit d’attractivité (pénibilité, horaires, rémunération), ces difficultés opérationnelles accélèrent l’automatisation des lignes de tri et de pliage.

En parallèle de la blanchisserie, le marché voit se développer des textiles techniques dits « intelligents » ou « de soin » (dispositifs médicaux, pansements techniques ou literie anti-escarres connectée), portés par des acteurs industriels français et des pôles de compétitivité comme Techtera, qui travaillent sur l’intégration de propriétés antimicrobiennes permanentes au cœur de la fibre.

Le marché global de l’entretien et de la location textile en France représente un poids économique majeur, très concentré autour de quelques grands groupes et d’un tissu de blanchisseries industrielles, et représente un chiffre d’affaires d’environ 3 milliards d’euros et un effectif de 35 000 salariés. On estime que la santé et le médico-social représentent entre 30% et 35% de l’activité de la blanchisserie industrielle en France, soit un marché spécifique d’environ 800 à 900 millions d’euros par an pour les prestataires privés et externalisés.

 

 

ZA de la Tour, Chem. du Pré Long, 03200 Abrest

04 70 59 81 30 – www.kalhyge.fr

 

Zone Industrielle du Coquet, 03260 Saint-Germain-des-Fossés

04 70 58 19 59 – www.anett.fr

 

(Un article écrit en collaboration avec Vichy Economie)

 

 


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Pierre-Edouard Laigo

Directeur et Rédacteur en Chef

Communicant qui aime marier des entreprises de la région


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