Avec Voliris, Michelin conçoit un avion-cargo gonflable et autonome, la NATAC
21/01/2026NATAC pour Navette Aérienne de Transport Automatique de Containers. Michelin Inflatable Solutions, qui développe des solutions à base de composites polymères, adaptées à ce projet d’aile volante, réalisera l’aile-enveloppe d’un volume de 25 000 m3, segmentée en 5 lobes. L’idée est de décarboner le fret aérien et de livrer dans des zones difficiles d’accès ou dépourvues d’infrastructures lourdes.
Qui est Voliris ?
Le principe d’Archimède est aussi vrai dans l’air que dans l’eau. Les premiers inventeurs de ballons à air chaud et dirigeables au XVIIIème siècle l’avaient compris. Alain Bernard, en 2003, a créé Voliris, pour concevoir une aile volante souple : « Un aéronef plus léger que l’air, qui permet de déplacer des charges pondéreuses en minimisant la consommation d’énergie. »
L’idée de la navette est une réponse économique et écologique : « Elle transportera jusqu’à 30 tonnes de charge utile avec une portance optimale grâce au système propriétaire qui permet de changer la géométrie de l’aile volante.
Elle sera plus efficace en énergie : plus lourde que l’air mais moins lourde que les structures volantes conventionnelles, NATAC nécessite cinq fois moins de puissance qu’un avion-cargo pour transporter 30 tonnes.
Elle sera plus pratique : sa conception en kit permet de minimiser les coûts de convoyage, pour un assemblage au plus proche des besoins. »
Pour acheminer un hôpital mobile ou des secours d’urgence dans une zone enclavée
Pour desservir les zones isolées, livrer du matériel d’urgence ou du fret lourd sans infrastructures terrestres, le dirigeable semble une solution qui peut répondre aux exigences de décarbonation du transport. Qu’il s’agisse de déployer de grandes éoliennes ou des champs de panneaux solaires dans des régions difficiles d’accès, de délivrer des équipements médicaux et de première nécessité lors de catastrophes naturelles ou encore des charges lourdes dans des régions dépourvues d’infrastructures de transport, l’aéronef NATAC apparaît comme la solution automatique idéale.
De l’hélium puis de l’hydrogène
Elle sera d’abord gonflée à l’hélium, puis à terme par de l’hydrogène qui servira de carburant et de gaz porteur afin d’être un transport fonctionnant sans CO2. L’aéronef fonctionnera en mode automatique, dans un couloir aérien dédié situé entre les altitudes des avions légers et celles des avions de ligne. Comparable à un téléphérique aérien programmable, il pourra assurer des trajets répétés sans équipage à bord.
Voliris et Michelin Inflatable Solutions prévoient de fabriquer un premier démonstrateur à échelle 1 de l’aile de la NATAC d’ici 2028 pour la réalisation des tests au sol et la validation de la mise en œuvre sur site de la navette.
A l’instar de l’aile gonflable WISAMO qui vise la décarbonation du transport maritime (lire l’article) , la navette NATAC ambitionne d’améliorer le fret aérien.
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