Benoît Maguin, profession coutelier en Velay

Aujourd’hui, le talent de Benoît Maguin est reconnu en France et en Europe. Il vend des couteaux faits sur mesure sur son site internet et dans les salons où il expose. Et notamment le fameux « Vellave », un petit couteau de poche néo régional qu’il a conçu il y a quelques années.

Comment avez-vous appris votre métier ?

Benoît Maguin : Comme beaucoup de gens qui se lancent dans la coutellerie, c’est depuis tout petit. Quand on a un couteau dans sa poche, à un moment ou un autre on a envie de le fabriquer soi-même. Ma formation initiale c’est armurier, j’ai donc appris l’ajustage et je me suis formé chez Jean-Jacques Astier, qui est forgeron en Ardèche. Il m’a appris les rudiments du métier. Actuellement, il n’y a pas de formation de coutelier d’art en France. Il y a également deux personnes qui ont compté pour moi, Franck Thomas avec lequel j’ai eu la chance de travailler lorsque j’étais en Corse et Michel Blum qui était coutelier il y a quelques années. L’un comme l’autre m’ont extrêmement influencé. C’est grâce à eux que je me suis mis à faire des couteaux.

Pourquoi avoir choisi Vergezac pour installer votre atelier ?

Benoît Maguin : Parce que c’est là où je vis. Ça me permet d’être sur place pour travailler et puis c’est une région que j’aime beaucoup, même si ce n’est pas ma région d’origine, puisque je suis de Saint-Etienne. C’est indispensable pour moi d’être à la campagne, pour la qualité de vie tout simplement.

Comment sont fabriqués vos couteaux ?

Benoît Maguin : C’est une fabrication extrêmement artisanale. Mes couteaux sont entièrement fabriqués à la main, pièce par pièce. Je mets un accent particulier à la finition et au choix des matériaux. Je suis très attaché à l’originalité du couteau dans la production de pièces « custom ». Quand on achète un couteau chez moi on est sûr de ne pas retrouver le même ailleurs. J’utilise des bois précieux, comme l’ébène, les ronces de noyer ou de buis, mais aussi l’ivoire, ou bien encore les cornes de rennes, il y a énormément de matériaux. Les lames sont en acier inox ou en acier au carbone. J’utilise la forge à charbon pour avoir une qualité de lame traditionnelle.

Quels sont les prix, et combien d’heures de travail pour les fabriquer ?

Benoît Maguin : La gamme de prix va de 130 euros à plus de 1.000 euros. Certains me demandent deux heures de travail, d’autres jusqu’à cinq jours ! Je m’adapte à la demande du client en fonction de ses critères. Je lui dessine un projet en fonction de la taille et du matériau qu’il désire. J’ai le souvenir d’une très belle commande, il s’agissait d’une dague à double tranchant et dans le style viking. C’était à l’époque où je travaillais avec mon ami Philippe Jourget, place du Marché couvert, au Puy-en-Velay. Je vends mes couteaux sur mon site internet et dans les salons où je suis présent plusieurs fois par an.

Quelle est l’histoire du « Vellave » ?

Benoît Maguin : Le « Vellave » est un petit couteau que l’on a conçu il y a une dizaine d’années avec Philippe Jourget. C’est un petit couteau néo-régional pratique et peu encombrant, puisque l’on peut le glisser facilement dans sa poche. On peut l’amener partout, sans être encombré. À l’heure actuelle, je le vends essentiellement en Suisse, à Sarlat, dans le Périgord et sur Paris. Dans notre département, on le trouve chez P-Y Chasse, à Sanssac-l’Eglise.

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Cet article est le fruit d’un partenariat entre le Courrier des Entreprises et Velay Attractivité

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