L’hydrogène naturel : le pétrole du XXIe siècle ?

L’hydrogène d’origine géologique a longtemps été négligé, le consensus était que l’hydrogène n’existait pas à l’état pur sur Terre. De récentes découvertes remettent complètement en cause ce point de vue, démontrant que la Terre en produit continuellement. État des lieux de la connaissance sur le sujet et analyse les impacts économiques potentiels d’une telle révolution.

L’hydrogène naturel serait une nouvelle source d’énergie primaire, au même titre que le gaz naturel, le pétrole, ou le charbon, à la différence qu’elle serait décarbonée et renouvelable – puisque la Terre en produit continuellement via des processus chimiques qui ont lieu dans les sous-sols. D’après les premières modélisations, l’hydrogène naturel pourrait être produit en très grande quantité, de quoi répondre aux besoins de l’humanité pendant des milliers d’années.

L’accessibilité de la ressource reste l’inconnue majeure aujourd’hui. Si l’hydrogène naturel est accessible dans les mêmes conditions que le gaz naturel, c’est-à-dire à des profondeurs raisonnables et en des points géographiques assez concentrés, alors l’hydrogène naturel pourrait s’avérer la source d’énergie primaire la plus compétitive. Mais à ce jour, la part des gisements accessibles dans ces conditions n’est pas connue. L’exploration et l’exploitation en est aujourd’hui à ses balbutiements : seul un projet pilote produit actuellement de l’hydrogène de manière pérenne et quelques forages profonds ont été réalisés aux États-Unis.

 

Pour appréhender l’impact potentiel d’une telle révolution dans le secteur de l’énergie, Asterès, cabinet d’études économiques et de conseil, a imaginé trois scénarios prospectifs, selon la disponibilité future de l’hydrogène naturel à un prix compétitif :

Dans le premier scénario, l’hydrogène naturel se substitue à l’hydrogène vert, c’est-à-dire qu’une énergie primaire se substitue à un vecteur d’énergie. Le coût des usages basés sur l’hydrogène diminuerait avec la baisse du coût du combustible/carburant. En outre, de l’électricité serait libérée puisque les électrolyseurs n’en consommeraient plus – ils seraient devenus, dans ce scénario, obsolètes. L’électricité libérée pourrait être libérée ou utilisée pour d’autres usages

Dans le deuxième scénario, l’hydrogène naturel se substitue aux autres sources d’énergie primaire (principalement solaire, éolien et nucléaire). L’hydrogène serait utilisé pour produire de l’électricité à bas coût et aurait également l’avantage d’être pilotable (contrairement aux Energies Renouvelables) et stockable (contrairement au nucléaire). Le coût de l’électricité s’en trouverait réduit. En outre, l’hydrogène pourrait directement se substituer à l’électricité, pour le chauffage résidentiel par exemple.

Enfin, dans le troisième scénario, l’hydrogène naturel élargit l’offre énergétique. Il s’agit du scénario le plus optimiste. Des activités jugées jusqu’alors trop énergivores pourraient être envisagées, comme le captage massif du carbone dans l’atmosphère, la désalinisation de l’eau de mer ou encore l’exploitation des astéroïdes.

Étude Asterès

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