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Le TGV à destination de Clermont-Ferrand est annoncé voie … ?

Oulah, on ne s’emballe pas, ce n’est encore que de la science-fiction. Mais le vieux serpent de mer du TGV POCL (Paris-Orléans-Clermont-Lyon) remontre son nez après des décennies de louvoiements et d’intérêts contraires.

Une nouvelle expertise des tracés avec la Région Centre-Val de Loire

C’est un serpent de mer dans le rail français : construire une ligne à grande vitesse (LGV) entre Paris, Orléans, Clermont-Ferrand puis vers Lyon. Cette ligne est réclamée à cors et à cris par les élus de la région Centre-Val de Loire depuis des années, il faut dire que la liaison assurée aujourd’hui en Intercités en plus de 3 heures souffre de problèmes techniques et de retards chroniques qui ulcèrent les utilisateurs réguliers.

Une « tierce expertise » doit en effet être coordonnée cette année par la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) de Clermont-Ferrand, afin de définir une nouvelle fois les avantages et les inconvénients des différents tracés. Son montant : 500.000 €.

L’étude du projet abandonné en 2018… mais

Les habitués de l’Intercités Clermont-Paris qui subissent les déboires d’une ligne et d’un opérateur ferroviaire à bout de souffle depuis des lustres, seront sans doute intéressés par la nouvelle, mais au regard des polémiques de ces 30 dernières années concernant l’équipement de cet axe en grande vitesse, l’accueilleront certainement avec le scepticisme pragmatique qui caractérise aussi tous les auvergnats.

Des raisons de douter…

La saturation de la ligne TGV Paris-Lyon peut être une raison supplémentaire de se pencher sur la possibilité du projet, mais d’autres scenarii peuvent voir le jour : un Paris-Orléans-Bourges-Moulins-Roanne-Lyon ou un Paris-Nevers-Lyon…oubliant totalement la capitale Auvergnate !

Cette expertise sera financée par l’Etat (250.000 euros) et par les autres régions concernées par les tracés : Ile-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Auvergne-Rhône-Alpes et le Centre-Val de Loire.

Opposition des écologistes

« Cette expertise vient nourrir le mythe de la grande vitesse, or ce mythe nous conduit dans le mur. Nous avions proposé une alternative qui s’appuie sur les lignes existantes, si on modernisait ces axes structurants, on arriverait à des temps de parcours tout à fait acceptables pour le cœur de France sans avoir à massacrer des paysages. » indique l’écologiste Charles Fournier, vice-président de la Région Centre-Val de Loire.

Alors que la liaison aérienne ait été rouverte

Rappelons que depuis le début de l’année, une liaison aérienne entre Paris et Clermont-Ferrand a été relancée. Cette ligne, abandonnée par Air France mi-2020 est désormais exploitée par la compagnie aveyronnaise Amelia (groupe Regourd Aviation) avec deux rotations par jour en semaine et une le dimanche depuis l’aéroport d’Orly pour un temps de trajet d’un peu plus d’une heure.

« La liaison Clermont-Ferrand-Paris Orly représente un enjeu majeur pour la région. Elle est adaptée aux besoins et à la demande locale, aussi bien en voyages affaires ou loisirs. Cette ligne permet aux Auvergnats de faire l’aller-retour à Paris sur une journée, et à l’inverse, aux Parisiens de passer une journée à Clermont-Ferrand », souligne la compagnie aérienne qui vise essentiellement les voyageurs d’affaires.

Bref… Wait and see !

(photo de couverture Thierry Lindauer)

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Pierre-Edouard Laigo

pierre-edouard.laigo@lecourrierdesentreprises.fr
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