Le Lioran, locomotive du Cantal

L’Observatoire Tourisme Cantal vient de publier les chiffres des vacances d’hiver 2026. Une actualité à chaud dans un contexte d’enneigement et de fréquentation complexes en France. Néanmoins le Cantal limite la baisse de ses séjours grâce au succès de sa station du Lioran, malgré des activités perturbées par la météo.

Analyse de l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne

La tendance nationale penche vers une baisse de fréquentation de -4,5 % par rapport à 2025 pour l’ensemble des massifs lors de ces vacances d’hiver 2026. L’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM) note toutefois un maintien du taux d’occupation national autour de 80 % pour cette période.

La baisse généralisée de ces vacances s’explique par une météo capricieuse et une configuration calendaire défavorable concernant les congés de la clientèle belge, qui reste néanmoins la 1ère clientèle étrangère de nos stations.

La région Auvergne-Rhône-Alpes affiche des performances d’occupation directement impactées par ce calendrier. Si les résidences de tourisme tirent leur épingle du jeu avec 90,6 % d’occupation, le niveau de satisfaction des professionnels s’en ressent et reste hétérogène : 78 % de professionnels satisfaits dans les Alpes, contre seulement 64 % dans les stations du Massif central.

Le Lioran comme locomotive du Cantal

Le Lioran, moteur économique de l’hiver, affiche des indicateurs à la hausse avec 73 100 nuitées enregistrées, soit une forte progression de +13,6 % par rapport à 2025.

Cette croissance repose sur une clientèle française en augmentation (+12,8 % par rapport à 2025), menée par l’Île-de-France et la Nouvelle-Aquitaine, ainsi que sur un rebond très marqué de la fréquentation internationale (+45,5 % par rapport à 2025).

L’attractivité à la journée valide également cette tendance positive avec 103 400 excursionnistes comptabilisés, signant une hausse de +2,5 % par rapport à 2025. Si ce visitorat reste dominé par les bassins de proximité (Occitanie et Puy-de-Dôme), il bénéficie lui aussi d’une forte poussée des présences étrangères (+54,6 % par rapport à 2025).

Du côté du domaine skiable, la station a pu assurer 93 jours d’ouverture. Elle a compté sur un cumul de neige naturelle de 168 cm, une ressource largement supérieure aux 115 cm de l’exercice précédent. Malgré des conditions météorologiques complexes (+274,1 % de précipitations par rapport à 2025) et la fermeture préventive de certaines remontées face à la tempête Nils mi-février, le taux d’ouverture des pistes n’a cessé de progresser pour atteindre 87 % lors de la 3ème semaine des vacances. La 3ème semaine concentre d’ailleurs les plus forts pics de fréquentation de l’hiver.

Le week-end central a enregistré un pic d’occupation à 4 133 nuitées le samedi 21 février, suivi d’une fréquentation de 8 423 skieurs sur les pistes le dimanche 22 février.

Concernant la vente des forfaits, la pratique du ski est fortement impactée par les aléas climatiques. Ainsi les journées skieurs enregistrent un repli de -16 % en cumulé depuis le début de saison (au 6 mars) par rapport à l’hiver précédent, la période stratégique des quatre semaines de vacances scolaires affiche une belle résistance avec une baisse contenue à seulement -2 % par rapport à 2025.

Le reste du Cantal suit la tendance nationale

Le contexte météorologique très dégradé (+239,6 % de précipitations par rapport à 2025) pèse logiquement sur le bilan départemental. Le Cantal s’inscrit dans la tendance nationale avec 344 900 nuitées enregistrées, soit un recul de -6,5 % par rapport à 2025.

Cette baisse s’explique par un repli de la clientèle française (-7,2 % par rapport à 2025), même si l’Île-de-France reste le premier bassin émetteur. La clientèle internationale se maintient quant à elle parfaitement (+0,1 % par rapport à 2025), tirée par les marchés néerlandais et allemand.

Les flux journaliers viennent toutefois nuancer ce bilan. Avec 508 300 excursionnistes, la fréquentation à la journée progresse de +1,5 % par rapport à 2025. Ce résultat repose sur un solide tourisme de proximité, mené par le Puy-de-Dôme, et sur une excellente dynamique des visiteurs étrangers de passage (+23,9 % par rapport à 2025).

Localement, certains secteurs résistent très bien. Le Carladès voit sa fréquentation augmenter avec 75 400 nuitées (+3,6 % par rapport à 2025). Il s’appuie sur une clientèle nationale fidèle et sur un bond spectaculaire des touristes étrangers (+44,8 % par rapport à 2025).

Le Pays de Saint-Flour enregistre la plus forte progression avec 58 200 nuitées (+5,5 % par rapport à 2025). Son attractivité se confirme aussi à la journée avec 173 900 excursionnistes (+3,0 % par rapport à 2025).

De son côté, le territoire des Hautes Terres comptabilise 80 000 nuitées (-5,4 % par rapport à 2025). Il bénéficie lui aussi d’une hausse de sa clientèle internationale (+9,8 % par rapport à 2025), principalement britannique et belge, ainsi que d’une forte affluence journalière avec 191 000 excursionnistes (+3,6 % par rapport à 2025).

Concernant les activités nordiques, Prat de Bouc a assuré 28 jours d’ouverture, totalisant 1 560 journées skieurs et 1 223 journées raquettes.

 

Pour plus d’informations, votre contact à l’Observatoire Cantal est Christophe Clermont

[email protected] – Tel. 06 10 41 74 33

Site de Cantal Destination

(Photos Pierre Soissons et Nathalie Crouzet pour Cantal Destination)

 


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