Le courrier des entreprises

Dense Fluid Degreasing (DFD) ou comment tout nettoyer avec du CO2 sous pression : Une alternative verte aux solvants chlorés, fluorés, pétroliers, détergents lessiviels

Un cocorico régional pour cette start-up qui allie innovation technologique, respect de l’environnement et de la santé pour le nettoyage et le dégraissage des pièces industrielles et médicales : elle concourt pour les Global Industrie Awards 2019. Qui pouvait imaginer que le CO2, souvent vilipendé dans nos médias, puisse devenir la source d’une solution vertueuse favorable à l’environnement et à la santé ?

Créée en juillet 2012 par Dominique Rossignol, DFD – Dense Fluid Degreasing conçoit, fabrique et commercialise des procédés éco-innovants de nettoyage, dégraissage ou départiculage de pièces mécaniques au CO2 supercritique. Sa vocation : remplacer les polluants par un gaz neutre pour son environnement utilisé dans un procédé efficace et rentable pour l’industrie mécanique.

Cette technologie, brevetée et mise au point avec le CETIM et le CEA, offre aux industriels une alternative propre, sûre et efficace aux traditionnels procédés lessiviels, chlorés ou pétroliers, polluants voire dangereux.

Le CO2 supercritique, comment ça marche ?

Le dioxyde de carbone liquéfié est chauffé à basse température et mis en pression (au-delà de 31°C et de 73 bars) pour atteindre son domaine supercritique : un état intermédiaire où le CO2 est presque aussi dense qu’un liquide et aussi diffus qu’un gaz. Il peut ainsi être utilisé comme un solvant apolaire pour des actions de dégraissage en profondeur de pièces, sans eau, ni impact pour l’environnement.

« au-delà de 73 bars, le CO2 est entre état liquide et gazeux « 

Il est souvent difficile de maîtriser les niveaux de composés organiques volatiles (COV) dans l’air des ateliers, ce procédé supprime toute pollution d’air et est donc bénéfique pour la santé au travail.

C’est un procédé efficace car comme le CO2 supercritique est neutre, donc sans risque d’agression ou d’oxydation des matériaux ; il peut ainsi s’infiltrer dans tous les interstices de pièces. Le nettoyage au CO2 supercritique convient donc à toutes les pièces métalliques (du titane à l’aluminium) et à la plupart des polymères, de toutes typologies de formes (même complexes : cavités borgnes ou très étroites). Des ultra-sons ou oscillations améliorent la qualité de nettoyage et permettent de résoudre des problématiques aiguës de nettoyage : matériaux poreux, traces blanches après séchage… pour des marchés exigeants comme le médical, l’horlogerie, l’aéronautique ou l’électronique. Contrairement aux procédés nécessitant la régénération de bains, la qualité de propreté des pièces est constante et sans dérive, la répétabilité des résultats a été validée par le CTDEC.

C’est un procédé compétitif : Le bilan d’exploitation est compétitif, équivalent au procédé A3 (à base d’hydrocarbures) et plus favorable que les procédés chlorés et lessiviels coûteux.
Le procédé peut permettre d’économiser jusqu’à 50 % de consommation d’électricité grâce à un chauffage basse température et à l’absence de distillation à 120° C.
Le fonctionnement continu 24h/24, sans régénération de bains ni maintenance, améliore la productivité.
Les déchets et des lubrifiants sont séparés du CO2 et récupérés automatiquement, l’huile recyclée peut être réutilisée. Les coûts de destruction des solvants ou de traitement des déchets sont évités.

C’est un procédé flexible car la machine est adaptée aux pièces, aux polluants, aux cadences et contraintes de l’industriel, en augmentant par exemple le nombre de chambres de nettoyage.
Les paramètres (température, pression, temps de traitement…) et modalités de nettoyage (ultra-sons, oscillations) sont modulables et validés en amont par essais.

« Un procédé dont la mise en place est aidée »

Pour les bénéfices qu’il procure sur la santé et l’environnement, ses
coûts de mise en place peuvent actuellement être subventionnés par les agences de l’eau (jusqu’à 60% de prise en charge dans le bassin Seine-Normandie par exemple, entre 8 et 12% sur le bassin Rhône-Méditerranée-Corse) ainsi que les CARSAT ou Caisses Régionales d’Assurance Maladie.

DFD a obtenu l’Agrément Crédit Impôt Recherche depuis 2016, par la Direction Générale de la Recherche et de l’Innovation. Les prestations d’essais et d’études nécessitées pour la validation et la mise au point du procédé de nettoyage, peuvent faire l’objet d’un crédit d’impôt à hauteur de 30%.

« le modèle MD30.1 permet le nettoyage de dispositifs médicaux en salle blanche, en réduisant le bioburden de façon considérable »

Grande nouveauté :

le modèle MD30.1 est la première machine de lavage de dispositifs médicaux fonctionnant au CO2 supercritique en salle blanche chez un industriel.

Vous pouvez retrouver DFD sur son stand 3F103 au salon Global Industrie de Lyon du 5 au 8 mars 2019.

Pour en savoir plus : www.dfd-co2.com/fr

Dense Fluid Degreasing

149, avenue du Brezet à Clermont-Ferrand

tél : 04 44 05 31 12

contact : Frédérique Finiti-Broisin

frederique.finiti-broisin@dfd-co2.com

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Pierre-Edouard Laigo

Rédacteur
Conseil en communication et formateur
pierre-edouard.laigo@lecourrierdesentreprises.fr

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