Le courrier des entreprises

Séverine Darsonville, agricultrice implantée dans le Puy-de-Dôme et administratrice Limagrain, présidente du nouveau pôle mondial du végétal

Les pôles de compétitivité VEGEPOLYS et CÉRÉALES VALLÉE-NUTRAVITA ont finalisé leur processus de fusion-absorption. Ce rapprochement engagé en octobre 2018 avait été retenu par l’Etat lors de l’annonce Phase IV des pôles de compétitivité labellisés pour la période 2019-2022. Avec cette fusion, ces 2 pôles donnent aujourd’hui naissance à VEGEPOLYS VALLEY, un nouveau pôle doté d’une ambition internationale et d’une dimension nationale. Il s’appuiera sur un ancrage territorial fort sur 4 régions : Auvergne-RhôneAlpes, Bretagne, Centre-Val de Loire et Pays de la Loire.

Depuis son siège angevin, le pôle fédère plus de 500 acteurs de la filière végétale autour de 7 axes d’innovation. Séverine Darsonville, agricultrice implantée dans le Puy-de-Dôme et administratrice Limagrain qui suit de près la R&D, en a été élue présidente.

Le 19 octobre 2018, Yves Gidoin, Président de VEGEPOLYS (basé à Angers) et Jean-Yves Foucault, président de CÉRÉALES VALLÉE-NUTRAVITA (basé à Clermont-Ferrand) répondaient ensemble à l’appel à candidatures “Phase IV” des pôles de compétitivité engagé par l’État.

Ce projet commun visait à donner naissance à un pôle de compétitivité mondial du végétal, en unissant les forces de deux pôles déjà bien établis. Le premier, à vocation internationale, s’attachant au végétal spécialisé et le second, à vocation nationale, aux grandes cultures.

Le 6 février 2019, le Premier Ministre Edouard Philippe dévoilait la liste des 56 pôles retenus pour la Phase IV. Il actait ainsi le rapprochement de VEGEPOLYS et de CÉRÉALES VALLÉE-NUTRAVITA et garantissait la labellisation du fruit de leur union, pour la période 2019-2022. Une fusion-absorption qui est aujourd’hui effective, au terme des assemblées générales ordinaires et extraordinaires tenues par les membres des deux pôles, réunis à Angers et Clermont Ferrand le 27 juin 2019.

Ils donnent naissance à un acteur majeur du végétal, à l’échelle européenne et mondiale : VEGEPOLYS VALLEY, présidé par Séverine Darsonville.

Installée depuis 1998, sur une exploitation de 60 hectares, à proximité de Clermont-Ferrand, Séverine Darsonville produit du blé, du maïs, du maïs semences et du tournesol. En complément, elle se lance dans la production en bio de 3 hectares dédiés à la lavande et la camomille – productions destinées à la distillation d’huiles essentielles.
Titulaire d’un BTS Technologies végétales, Amélioration des plantes, technologie des semences (2001), elle est élue au Conseil d’Administration de Limagrain en 2012.
Elle est en charge du suivi des activités semences de grandes cultures puis semences potagères.

Par ailleurs elle suit de près les activités R&D du groupe. « L’agriculture est pour moi une vocation et les problématiques que nous devons résoudre – alimentaires, environnementales, énergétiques, climatiques – sont nombreuses. Je suis donc fière de prendre la présidence de VEGEPOLYS VALLEY. J’ai toujours été passionnée par l’innovation et je considère que le végétal est à la source des découvertes qui nous permettront de nous diriger vers des productions plus compétitives, plus qualitatives mais aussi plus respectueuses de l’environnement et de la santé. Au cœur des filières, les pôles de compétitivité jouent un rôle de mise en relation, d’espace de dialogue et d’accompagnement. Ils sont la clef pour favoriser la transition de nos secteurs d’activité. Avec cette fusion et la naissance d’un pôle d’envergure, les acteurs de la filière végétale se dotent d’une voix puissante pour les représenter face aux décideurs français, européens et mondiaux. VEGEPOLYS VALLEY appartient aux adhérents issus des pôles VEGEPOLYS et CÉRÉALES VALLÉE-NUTRAVITA.
Dans un premier temps, nous devrons ainsi créer du lien entre les territoires et développer un sentiment d’appartenance afin de prendre en compte leurs spécificités et leurs problématiques. La diversité est une richesse pour le Pôle : la production végétale a toujours été plurielle et PME et grands groupes sont complémentaires. En tant qu’agricultrice indépendante et administratrice d’un grand groupe, je le constate d’ailleurs au quotidien et provoquer ce rassemblement autour du Pôle sera l’une de mes priorités ».

L’objectif : fédérer les acteurs de l’ensemble de la chaîne de valeur du végétal

Doté d’un budget de fonctionnement de 2,6M€, et fort d’une équipe de près de 30 personnes, VEGEPOLYS VALLEY étend désormais son influence sur 4 régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Centre-Val de Loire et Pays de la Loire.

Depuis son siège angevin et les 6 autres sites, le pôle mobilise 28 collaborateurs ETP pour plus de 500 adhérents: des entreprises (80% de PME), des centres de recherche et de formation, des syndicats professionnels et organismes de développement et des chambres consulaires. Ils sont présents sur l’ensemble de la chaîne de valeur du végétal : à l’amont (obtention & sélection, santé du végétal & du sol, machinisme & équipement, numérique & AgTech), issus des productions végétales (semences & plants, grandes cultures, maraîchage et arboriculture, horticulture ornementale, viticulture & cidriculture, plantes aromatiques & médicinales) et de la transformation/distribution (alimentation humaine & animale, nutrition prévention santé, bien-être & cosmétique, agromatériaux & biotransformation, végétal urbain & cadre de vie).

VEGEPOLYS VALLEY met à leur disposition une offre de services qui vise à favoriser l’innovation et la compétitivité : apport d’informations et stimulation d’idées, dispositifs d’accompagnement à l’émergence de projets, à la création de partenariats, à la recherche de financements et de labels, soutien dans la phase de communication et animation de projets de recherche sur des thématiques émergentes entre autres.

Développer un sentiment d’appartenance en s’appuyant sur un maillage territorial dense et en fluidifiant les échanges entre les acteurs Pour rester au plus proche de ses adhérents, le pôle s’appuie sur un maillage territorial fort : une agence à Angers, une à Clermont-Ferrand, et des antennes régionales à Saint-Pol de Léon et Orléans ainsi que des bureaux à Nantes, Rennes et Lyon.

Afin de favoriser cette proximité et en adéquation avec les axes de développement phares de VEGEPOLYS VALLEY, 2 vice-présidents territoriaux ont été nommés : Philippe RETIERE (Maraichers Nantais – région PDL) et Philippe LAURENT (Pileje – région AURA). Le bureau du pôle a été complété par la nomination de deux vice-présidents en charge de l’international : Yves GIDOIN (JCT Plants) et de la recherche : Emmanuelle CHEVASSUS LOZZA (INRA).

Pour faire avancer ses recherches à l’échelle internationale et exporter son savoir-faire, il s’appuiera sur ses réseaux de partenaires, tels que le Plant InterCluster et deux bureaux, en Chine et en Amérique du Sud, ainsi que sur un réseau construit par VEGEPOLYS depuis sa création comme pôle de compétitivité à vocation mondiale.

7 axes d’innovation pour des agricultures plus compétitives, plus qualitatives, respectueuses de l’environnement et de la santé.

Dans le monde, la demande végétale est en croissance du fait de l’augmentation de la population mondiale, de la croissance des productions animales dans certaines zones. Elle est aussi tirée par les secteurs de la nutrition, de la santé ou encore du bien-être, sans oublier les industriels qui recherchent des alternatives aux produits issus du pétrole à travers des produits biosourcés.

En France, les productions végétales représentaient, en 2017, 41 Md€ de CA (source Agreste) et constituaient l’essentiel de l’excédent de 3 Md€ de productions agricoles brutes. Par ailleurs, elles sont globalement très pourvoyeuses d’emplois avec plus de 300 000 ETP dans les exploitations agricoles végétales sur 700 000 ETP en tout.

L’industrie de transformation alimentaire végétale cumule un CA de près de 40 Mds d’€ pour plus de 100 000 emplois (Agreste 2017). VEGEPOLYS VALLEY mobilise dès aujourd’hui ses adhérents autour de 7 axes d’innovation qui feront l’objet de recherches collaboratives :

  • 3 axes pour une production végétale compétitive, de qualité, respectueuse de l’environnement, de la santé des consommateurs et des producteurs : Innovation variétale et performance des semences et des plants ; Santé du végétal ; Nouvelles technologies et pratiques pour les systèmes de production ;
  • 4 axes pour le développement des usages alimentaires et non alimentaires des végétaux pour gagner en qualité, praticité, services, naturalité : Végétal pour l’alimentation animale et humaine ; pour la nutrition prévention santé, pour le bien-être, la santé et la cosmétique ; les agromatériaux et biotransformation du végétal ; le végétal urbain.

Frederic Coureau

Journaliste - speaker - Modérateur
Influenceur
Consultant stratégie éditoriale, digitale et d'influence / Inbound marketing
https://www.fredericcoureau.com/

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