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Le Loto du Patrimoine a retenu 4 nouveaux sites à sauver en Auvergne

Comme chaque année depuis 5 ans, la Fondation du patrimoine aide les propriétaires qu’ils soient des collectivités, des particuliers ou des associations, qui s’investissent pour rendre la France plus belle. Elle accompagne chaque projet pour trouver des financements publics et privés afin que notre patrimoine culturel devienne opportunité d’emploi, de découverte, d’éducation et de lien.

Dons, mécénats, aides fiscales, subventions des collectivités, jeux Mission Patrimoine portés par Stéphane Bern et FDJ et aides de la Fondation sont autant de soutiens mobilisés pour la sauvegarde du patrimoine français. En Auvergne quatre sites en péril ont retenu l’attention de la Fondation.

@Thierry Billebaud

Chapelle Notre-Dame d’Andelot à Vensat (Puy-de-Dôme), une histoire mouvementée

Un terrier de 1220 atteste pour la première fois l’existence de cet édifice sous le nom de « Chapelle d’Andelot ». Au XVe siècle, peut-être sur des bases plus anciennes, un château est venu s’adjoindre à l’église du petit prieuré.

En 1844, suite à un manque considérable de moyens, la chapelle fut vendue à des agriculteurs qui l’utilisèrent comme grange. En 1847, la chapelle est rachetée par Madame veuve de La Chapelle propriétaire du château se trouvant à proximité. Après diverses réparations urgentes cette dernière rendit l’édifice au culte en 1854 comme l’atteste l’inscription gravée sur l’une des pierres tombales qui occupe le sol de la chapelle au nom de Jean-Baptiste de la Chapelle et de son épouse Anne Souhaillet, bienfaitrice de l’Église.

De 1854 à nos jours, 4 propriétaires se sont succédé. En 1925, suite à la demande du Président de l’Académie des sciences, Belles-Lettres et Arts d’Auvergne, l’église est classée au titre des monuments historiques. Le classement est alors en partie motivé par le besoin d’empêcher le propriétaire de démolir l’édifice en vue de récupérer les matériaux et vendre les chapiteaux et corbeaux sculptés.

L’édifice du XIIème siècle, ancien prieuré de l’abbatiale de la Chaise-Dieu, est composé d’une nef de trois travées avec bas-côtés et d’une abside tréflée à trois chapelles voûtées en cul-de-four au-dessous duquel sont des rangées d’arcatures reposant sur des colonnettes et les petites fenêtres éclairant ces chapelles. Les absides latérales forment une espèce de transept avec coupole à la croisée. Le clocher a eu sa partie haute démolie à la révolution et non reconstruite. La légende laisse entendre qu’il existerait un trésor caché des templiers (existence d’une tombe templière dans l’abside).

La mobilisation : un lieu ouvert à tous mais pour cela il est nécessaire d’éloigner l’humidité.

Ancienne chapelle de l’Institut Médico-Educatif de Neuville à Villefranche d’Allier (Allier)

Détachée de quelques mètres du château, la chapelle médiévale construite entre les XIIème et XIVème siècles marque sa présence sur le site par son clocher hérissé d’une flèche. Édifice modeste, elle servait autrefois d’église paroissiale, accessible directement dans la propriété par un étroit chemin. Elle est devenue une propriété complètement privée après la construction du château entre 1852 et 1857.

A l’extérieur, la façade ouest a été édifiée à l’imitation des façades romanes. Le clocher est formé d’un tambour hexagonal à deux niveaux, surmonté d’une flèche, et est habillé de bardeaux de châtaigner. L’intérieur de la chapelle a été intégralement peint au XIXe siècle.

L’objectif est de stopper la détérioration des maçonneries avant des travaux de réfection.

Ancien Carmel de Saint-Flour dans le Cantal

En juin 1839, Mère Thérèse Victoire arrive en cité sanfloraine, accompagnée de quelques religieuses carmélites de Cahors et Figeac. C’est dans la pauvreté que va s’édifier en 1845 le nouveau monastère sur un terrain orné de jardins en terrasse, aux pieds des remparts de la ville haute.

Situé dans le cœur historique de Saint-Flour, parfaitement visible des routes principales, l’ensemble a gardé toutes les caractéristiques du carmel : longs couloirs desservant les cellules, chapelles, atelier, salle de retraite, etc.

Occupé par 15 à 20 religieuses entre 1845 et 2017, le site, aujourd’hui désacralisé, a été racheté par un jeune couple qui souhaite restaurer ses 2 300 m² et réhabiliter les jardins et vergers.

L’objectif est de créer des hébergements touristiques.

Moulinage à soie des Mazeaux à Tence (Haute-Loire) un rare témoin du travail de la soie naturelle

Le moulinage se situe près de Tence en Haute-Loire dans le village des Mazeaux, là où le ruisseau éponyme se faufile sous la route. Il fut construit en 1870 et a été ensuite transmis de père en fils jusqu’en 1990. Le moulinage se niche légèrement en contrebas, il est alimenté par un canal d’une longueur de 200 mètres.

Au fond d’une belle cour se trouve une grande bâtisse en granite de pays et toiture en lauze, prolongée par un bâtiment caractéristique à toiture basse et tuiles rouges. Lorsque l’on pénètre à l’intérieur, tout semble s’être arrêté la veille, les machines, banques de dévidage, moulins à retordre sur deux étages, bobines, écheveaux de soie, outillages, images religieuses sur le mur, la grande horloge, etc.

Au second étage se trouve le bureau avec les archives familiales, le logement des patrons conservé en l’état et quelques témoins de l’époque où les ouvrières restaient sur place (usine-dortoir) avec leurs lits conservés au grenier et la cheminée de leur cuisine. Le moulinage est resté fidèle au travail de la soie naturelle qu’il produisait pour les « fabriques » Stéphanoises et Lyonnaises et à l’énergie hydraulique. Cette bâtisse exceptionnelle nous relie au patrimoine industriel local du XIXe siècle et au témoignage de la vie ouvrière de générations de femmes. Les installations ont été gardé intactes. Deux associations ont aidé les propriétaires pour la valorisation du moulinage mais les projets de conservation n’ont pas abouti. Ce patrimoine industriel est aujourd’hui gravement menacé.

Le but de la rénovation est de valoriser les savoirs faire locaux du travail de la soie.

Retrouvez tous les projets à soutenir sur le site de la Fondation du Patrimoine.

 

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Pierre-Edouard Laigo

pierre-edouard.laigo@lecourrierdesentreprises.fr
port. 06 59 056 026

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