Le courrier des entreprises

La géothermie profonde : l’énergie de nos volcans

A l’heure de la recherche sur les énergies renouvelables pouvant concurrencer durablement l’énergie atomique en déclin, la géothermie profonde semble être une piste intéressante. Toutefois, comme toute nouvelle solution, elle suscite craintes et interrogations de la part notamment des riverains de la commune de Saint-Pierre-Roche dans le Puy-de-Dôme sur laquelle un projet est en cours… Plongée profonde dans un bouillonnement des esprits et des enjeux.

Le nucléaire est-il trop cher ?

Critiquée pour ses coûts de constructions et d’entretien, la filière atomique est-elle toujours intéressante économiquement ? Le débat est récurrent, et le coût de l’industrie atomique régulièrement dénoncé par ses opposants. Les controverses autour de la transition énergétique, l’adoption de la programmation pluriannuelle de l’énergie et le débat public sur la gestion des déchets nucléaires ont remis en lumière cette question essentielle pour toute la filière industrielle.

Au   début,  dans   les   années   1950,   on pensait qu’on allait produire de l’électricité tellement  bon  marché  que  ce  ne  serait  pas la peine de mettre des compteurs… Il y avait une expression pour  dire  cela:  «Too  cheap to meter», trop bon marché pour mettre un compteur.   Le   cours   des   choses      n’a   pas exactement répondu à cette attente.

La Cour des Comptes relève (le verbe est bien trouvé) que, même si l’énergie nucléaire est une des moins chères dans son usage courant, les frais de mises à jour, de réparations, voire de déconstructions sont énormes. Le nouveau réacteur nucléaire à eau pressurisée (EPR) est montré du doigt pour le gouffre financier qu’il engendre. De plus, prévue initialement pour durer quatre ans et demi, la construction du réacteur de Flamanville a commencé en 2004, et sa mise en service a été repoussée à plusieurs reprises, au plus tôt en 2023. Parallèlement son coût a dérivé, passant de 3,8 à 19 milliards d’euros … Et ce n’est pas fini…

La géothermie profonde, comment ça marche ?

Un forage d’environ 4km de profondeur, de l’eau à plus de 200° pour produire chaleur et électricité… visite guidée

La Limagne est aussi un secteur favorable pour la géothermie profonde.

Voyons comment déterminer une zone de forage et les phases de construction d’une centrale géothermique.

Certes il y a peut-être des limites à la géothermie profonde et  il reste encore nombre d’expérimentations pour s’assurer de la viabilité d’une telle solution, mais comme me disait mon grand-père : « Entre deux maux il faut choisir le moindre »

 

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Pierre-Edouard Laigo

pierre-edouard.laigo@lecourrierdesentreprises.fr
port. 06 59 056 026

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