Le courrier des entreprises

Elisabeth Borne à Clermont-Ferrand : Pas de TGV mais du Wifi…

Il est rare qu’un sujet mobilise autant et de façon aussi consensuelle.
L‘accessibilité de Clermont-Ferrand depuis Paris et plus largement les problèmes associés aux liaisons aériennes, ferroviaires et même routières en Auvergne ont récemment amené l’ensemble des acteurs politiques et économiques régionaux à souhaiter parler d’une même voix forte au sein d’une association commune : objectif Capitales.

Pour Claude Barbin, Président de la CCI du Puy-de-Dôme « Objectif Capitales n’est pas qu’une nouvelle association lancée le 22 juin 2018 par de nombreux acteurs publics et privés. Elle est l’expression d’une union sacrée qui doit mobiliser le plus grand nombre face à ce qui constitue l’un des défis majeurs pour notre territoire pour les 30 années à venir »

Autant dire que la visite de la Ministre chargée des Transports était tout particulièrement attendue.

Si la question du TGV reste taboue dans la bouche de la Ministre d’autres sujets ont toutefois été abordés lors de l’escale clermontoise de la Ministre qui était hier à Montpellier.

Sur les dysfonctionnements et les retards des vols entre Clermont-Ferrand ou Aurillac en direction de la capitale, Elisabeth Borne s’en remet au bon vouloir d’Air France et de sa filiale Hop. Des opérateurs que la Ministre a récemment convoqués à son ministère pour ‘taper du poing sur la table’.

Pas plus vite… mais pas moins vite.

« Je vous annonce aussi que, quel que sera le scénario retenu dans les schémas de desserte, mon choix sera de maintenir la liaison dite directe, sans arrêt intermédiaire entre Clermont-Ferrand et Paris ». Une bonne nouvelle si l’on se réfère aux annonces faites par la SNCF qui, dans son schéma directeur à l’horizon 2025, prévoyait uniquement des allers-retours avec quatre arrêts.

La liaison avec la capitale ne se fera donc pas plus vite …mais pas moins vite et avec du Wifi. Un équipement qui devrait (bientôt ?) équiper les rames de la ligne Clermont-Ferrand / Paris.

Une seule inquiétude, quel sera le planning d’équipement ? Le déploiement du Wifi dans un train nécessite des travaux d’infrastructure propres à chaque rame. A titre d’exemple, pour installer le Wifi dans les TGV Paris-Lyon, la SNCF à du désosser toutes les rames pour faire cheminer 124 kilomètres de fibre optique et installer 4 antennes par rame…

Quel intérêt de réaliser ces installations ‘lourdes’ dans les rames actuelles qui datent de 1980 alors qu’elles sont programmées pour être prochainement changées…

Le renouvellement très attendu du matériel roulant 

En mars 2014, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, annonçait que le gouvernement avait commandé de nouvelles rames nouvelles pour desservir Paris-Limoges et Paris-Clermont et que la mise en service interviendrait dans un délai de mise en service serait de 24 à 36 mois… De son coté, Elisabeth Borne à confirmé le « renouvellement très attendu du matériel roulant »… mais d’ici 2025.

Concernant les dessertes des ‘petites lignes’, la Ministre n’a procédé à aucune annonce significative « On va travailler avec les régions, sur la base des diagnostics qui vont être remis par la SNCF, à la priorisation des investissements ».

Un départ malheureusement anticipé…

De nombreuses questions resteront malheureusement sans réponses. Subitement privée de son Ministre de tutelle qui venait d’annoncer sa démission sur l’antenne de France Inter, Elisabeth Borne a repris son avion en écourtant sa visite.
Un vol régulier qui accusait 25 minutes de retard à son décollage…

Merci pour sa photo

Frederic Coureau

Journaliste - speaker - Modérateur
Influenceur
Consultant stratégie éditoriale, digitale et d'influence / Inbound marketing
https://www.fredericcoureau.com/

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