Le courrier des entreprises

Auvergne-Rhône-Alpes : vers un reconfinement week-end ?

À l’heure d’une “régionalisation” des confinements, la vigilance reste de mise, notamment dans le Rhône et dans la Drôme, les départements aux taux d’incidence les plus élevés. Après Mayotte, La Moselle, une partie des Alpes Maritimes et bientôt Dunkerque (901 cas pour 100 000 habitants), qu’en est-il des départements de notre région ?

Clairement envisagée dans d’autres régions, touchées par une recrudescence de l’épidémie, la perspective d’un troisième confinement ne pèse pas encore sur Auvergne-Rhône-Alpes, où les chiffres ne poussent pas à l’inquiétude. Mais rien ne dit que la reprise épidémique observée dans le reste du pays ne concernera pas à son tour notre région, loin d’être épargnée lors des deux premières vagues.

 

Les Alpes Maritimes connaissent un taux d’incidence de 588 cas pour 100 000 habitants. À titre de comparaison, ce taux est de 182,6 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et de 216,1 dans le département du Rhône. Si ces chiffres étaient amenés à augmenter, des mesures similaires à celles de la région niçoise pourraient aussi être prises dans le département.

« Pas de quoi s’inquiéter mais restons vigilants »

Dans les hôpitaux, le nombre de malades pris en charge dans la région est lui toujours en baisse. 3442 malades du Covid-19 sont pris en charge ce lundi. Ils étaient 3859 au début du mois et 4140 le 1er janvier dernier. Du côté des services de réanimation, la pression ne bouge plus vraiment depuis quelques semaines. 416 personnes étaient hospitalisées hier en soins intensifs à cause de la Covid-19. Ils étaient 429 le 1er février et 388 le 1er janvier.

Un an après le début de l’épidémie, chacun connaît le côté imprévisible de la circulation du virus. Et des signes d’alerte sont déjà enregistrés dans les Hauts-de-France et l’Île-de-France, deux régions déjà fortement impactées durant les vagues précédentes.

Alors que c’était aussi le cas de la région Auvergne-Rhône-Alpes, au printemps et surtout à l’automne, rien, ou presque, n’y laisse planer la menace à court terme d’un reconfinement, même partiel. Malgré la pression des variants, qui représentent 30 à 50% des cas en Haute-Savoie, Isère et dans le Rhône, la courbe des hospitalisations reste stable. Cet indicateur ne témoigne toutefois pas forcément d’une situation à l’instant T. L’analyse du taux d’incidence régional, elle, est plus révélatrice sur le court terme. Il s’élève actuellement à 182,6/100 000, soit en dessous du taux national (191/100 000), ce qui peut donc pousser à l’optimisme.

Et en Auvergne précisément ?

Santé Publique France met à disposition des indicateurs épidémiologiques de suivi de l’épidémie de coronavirus COVID 19. Depuis le 18 janvier, un couvre-feu est instauré entre 18 heures et 6 heures du matin. Une attestation dérogatoire est alors nécessaire pour se déplacer. En Auvergne, voici les données chiffrées de l’épidémie.

Les taux d’incidence par département

Dans le détail, le taux d’incidence est : Dans l’Allier : 150,9 – Dans le Cantal : 128,8 – En Haute-Loire : 121,6 – Dans le Puy-de-Dôme :173,4

Lundi 22 février, en Auvergne, on dénombre 574 hospitalisations pour COVID 19. Voici la répartition par département :  Allier : 164 patients hospitalisés – Cantal : 45 patients hospitalisés – Haute-Loire : 90 patients hospitalisés – Puy-de-Dôme : 275 patients hospitalisés.

Ensemble, gardons ce cap.

mm

Pierre-Edouard Laigo

pierre-edouard.laigo@lecourrierdesentreprises.fr
port. 06 59 056 026

Archives

S’abonner à la lettre d’information quotidienne

Archives