Le courrier des entreprises

Auvergne-Rhône-Alpes : une entreprise sur quatre évoque le risque de défaillance !

La sixième vague de résultats de l’Observatoire de la santé des entreprises mise en place depuis le début du confinement par Mont-Blanc Industries, pilier du pôle de compétitivité CIMES sur les deux Savoie, en partenariat avec le cabinet Infusion, la Fondation de l’Université Savoie Mont-Blanc et Thésame (Lab Peak), a été publiée le 2 juin 2020.

Mont-Blanc Industries est un réseau d’entreprises industrielles, pilier du pôle de compétitivité CIMES sur les deux Savoie qui fédère plus de 500 entreprises industrielles représentant 50 000 emplois dans le domaine de la mécanique de précision intelligente autour de projets collaboratifs, de services et de communautés de pratiques, dans le but de les accompagner dans l’amélioration de la performance et de leur mutation vers l’industrie du futur.

CRAINTE DE FAILLITE POUR PRÈS D’UNE ENTREPRISE SUR QUATRE

Le niveau d’activité moyen reste stable (53%) avec, vague après vague, une amélioration des chiffres d’affaire les plus faibles.
Cependant, 90% prévoient une baisse de CA sur l’année 2020 de plus de 50% dont près de 30% de plus de 75%. L’insuffisance de la demande reste l’enjeu principal et touche neuf entreprises sur dix.

Près de 30% des dirigeants projettent de ne pas atteindre le seuil de rentabilité au cours des prochaines semaines et 23% se déclarent en risque de défaillance dans les prochains mois ou prochaines semaines.

LA TRÉSORERIE POURSUIT SON AMÉLIORATION

Signe de l’effet positif des premières mesures gouvernementales, la trésorerie des entreprises poursuit son amélioration.
78% déclarent une trésorerie normale, voire aisée, alors qu’ils n’étaient que 60% à la 1ère vague.

Malgré le recours aux principales mesures d’amélioration de la trésorerie (report des échéances de crédit et d’échéances sociales, emprunt de trésorerie), 46,8% des entreprises déclarent mettre en place des plans d’économies contre 32,4% lors de la première vague d’enquête.

GAGNER EN EFFICIENCE, INNOVER, NOTAMMENT AVEC LES CLIENTS, POUR UNE REPRISE DURABLE

Deux chefs d’entreprise sur trois déclarent à nouveau qu’il faudra faire différemment en sortie de crise et continuent d’affirmer les mêmes leviers de reprise mettant en tête cette fois-ci le gain d’efficience (faire plus avec moins : 75%, + 10,5%), donner la priorité à l’innovation (procédés, produits ou services) pour 68,6 %, (-7%) d’entre eux, et nouveauté, développer l’innovation avec les clients en co-conception pour 59,3 %.

Ils sont 55, 4% (+ 9,7%) à penser qu’il faut conduire une analyse stratégique collective pour identifier les marchés émergents. Et 51,1% qu’il faut faciliter les rapprochements entre entreprises pour éviter les faillites.

Les entreprises membres de la communauté d’entraide et de partage de bonnes pratiques de Mont-Blanc Industries ont confirmé la nécessité de retravailler la supply chain à une échelle locale et nationale. La solidarité anime toujours l’écosystème industriel avec une volonté des ETI locales d’impliquer les PME et les TPE dans les stratégies de codéveloppement de leur supply chain.

DES RELATIONS CLIENTS QUI RÉSISTENT MALGRE DES DIFFICULTÉS SUR LES SECTEURS AÉRONAUTIQUE, SERVICES À L’INDUSTRIE ET AGRO-ALIMENTAIRE

Si pour 8 entreprises sur 10, les relations clients restent inchangées, celles-ci se détériorent de façon plus marquée pour les entreprises qui servent le marché de l’aéronautique (14,3% contre 9,4% en moyenne).

En trois semaines, les délais de paiement s’améliorent sensiblement (81,2% +8,3%), ainsi que les prix d’achat qui restent stables. Cependant, 46,2% des entreprises desservant le secteur agro-alimentaire sont confrontées au non-respect de ceux-ci contre 18,9% en moyenne.
Les engagements pris sur les prévisions de commandes ne sont toujours pas respectés pour 70,4% des entreprises (+1,5%). Sur les prix d’achat 11,8% des entreprises desservant le secteur des services à l’industrie sont confrontées au non-respect de ceux-ci contre 4,7% en moyenne.

De nouvelles questions ont permis d’observer la qualité de la relation entre les entreprises répondantes et leurs parties prenantes : fournisseurs, confrères, banques, services de l’État. Pour la majorité des entreprises, la crise n’a pas dégradé ces relations et a même permis de les améliorer.

Ceci est particulièrement le cas pour les relations avec les services de l’État pour 24,5% des entreprises (soutien et aide), les collectivités locales (17%) et les banques (13,2%).

En savoir plus :

Ensemble, innovons pour l’industrie de demain

Frederic Coureau

Journaliste et influenceur économique
Speaker - Modérateur
Conseil en stratégie éditoriale et de contenus - Inbound marketing
https://www.fredericcoureau.com/

Archives

S’abonner à la lettre d’information quotidienne

Archives